[Book review] La nuit a dévoré le monde de Martin Page / Pit Agarmen

Les zombies n’en finissent pas de nous envahir…

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Genre : fantastique, épouvante-horreur

Année de publication originale : 2012

 

De quoi ça parle :

« Après une soirée mouvementée, Antoine Verney se réveille dans un appartement parisien vide, maculé de sang. Dehors, c’est la guerre. L’armée lutte inutilement contre une armée de zombie affamés, qui ne cesse de s’agrandir. Face à cette catastrophe, Antoine, qui n’a rien d’un héros, décide de se barricader dans l’appartement. Mais les zombies ne sont pas la seule menace dans ce monde apocalyptique. »

 

Ce que j’en ai pensé :

Amateurs d’action à chaque paragraphe, de gore et hémoglobine au litre, passez votre chemin. Ici, à part quelques scènes macabres (difficile à éviter quand on parle de zombies, vous en conviendrez), la narration est principalement introspective et le zombie n’est qu’un prétexte. Antoine découvre au lendemain d’une cuite que le monde a basculé et qu’il va devoir se débrouiller seul.

L’auteur nous emmène loin des poncifs du genre, dans lesquels les protagonistes tentent de se regrouper. L’union fait la force, paraît-il. L’homme est un loup pour l’homme, sans aucun doute. Ici Antoine est seul… et ça ne lui convient pas si mal. Il est solitaire, limite agoraphobe, et finalement son inadaptation à la société des hommes est sa chance de survie. Il connaîtra évidemment quelques passages à vide (être le dernier survivant n’est pas la panacée, même pour un misanthrope), mais force est de reconnaître qu’il va plutôt bien s’arranger avec sa vie de Robinson (j’ai dit « s’arranger », pas « se réjouir »).

Le roman est présenté sous la forme d’un journal de bord dans lequel Antoine va livrer son introspection sur ses échecs passés, sa solitude, son questionnement sur la vie future dans un monde sans repères et sans pitié (mais ne l’était-il pas auparavant?).

Si vous êtes intéressés par une variation inhabituelle autour du thème du zombie, je vous le recommande vraiment. Les chapitres sont courts, le style simple. La lecture est limpide, on tourne les pages sans s’en rendre compte. Bonne lecture?

 

Si le thème vous a plu :

Livres :

Je suis une légende de Richard Matheson : difficile en lisant ce livre de ne pas y voir une adaptation moderne du pourtant intemporel chef-d’œuvre de Matheson. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire la chronique que je lui ai consacrée ici.

Robinson Crusoé de Daniel Defoe : avant Robert Neville et Antoine Verney, il y avait Robinson. Grand classique du genre, à lire et relire. « Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d’York, s’embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659. Mais le bateau essuie une si forte tempête qu’il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil. Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l’Orénoque où il va peu à peu s’assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d’abord seul, puis accompagné d’un fidèle indigène qu’il baptise Vendredi. »

Film :

Le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2018 par Dominique Rocher. Je n’ai personnellement pas vu le film, mais il semble respecter l’esprit du livre et a reçu un accueil plutôt favorable.

 

Laissez vous tenter :

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